Dans un lit, en caractéristique première, on dort. On dort, plus ou moins suivant les soirs je vous l'accorde, mais en principe, on dort. Alors pourquoi ressentons-nous le besoin de nous coucher à n'importe qu'elle heure de la journée ? Je veux dire... Un individu ne possédant pas de lit, un sans abri, ou autre que sais-je ! Croyez vous qu'il va passer sa journée allongé par terre aux yeux de tous ? Alors bon, ok, on est chanceux d'avoir un lit moelleux et douillet, mais je ne crois pas que ce soit ces caractéristiques là qui nous attirent, du moins pas seulement...
Un lit, c'est aussi un dessous de lit, et sous le lit, outre les moutons de poussière, il y a ces boîtes. Ces boîtes d'objets retraçant notre passé, qu'on a voulu oublier. Qu'on tente d'oublier. Ces objets qu'on considère sans importance mais qu'on répugne à jeter, ces objets, ce passé qu'on garde en nous et en dessous de nous, toutes les nuits, On ne se débarrasse pas d'un passé. Il fait partie intégrante de notre personnalité.
Un lit c'est aussi un matelas, un matelas que l'on connait par c½ur, qu'on aime dans tous les sens, un matelas sur lequel on dort, on mange, on travaille, on se câline, on danse, on rit. Un matelas sur lequel on pleure aussi.
Et puis il y a l'oreiller, l'oreiller qui est à notre écoute, ce n'est pas du bouche à bouche, car il ne peut nous sauver, mais du bouche à oreiller pour nous empêcher de crier... Un oreiller c'est un peu notre meilleur ami, qui nous berce pour nous endormir qui nous essuie nos larmes et étouffe nos cris, un oreiller il épouse la forme de ta tête et te console et t'apaise, l'enfant se cachait sous le lit quand il avait peur, l'adolescent se cachait sous la couette, l'adulte prend l'oreiller, en plus de la couette et du lit. Parait que ca se voit pas qu'on pleure dans le noir, comme si la tristesse ne pouvait être visible qu'à la lumière du jour, dans ce cas, pourquoi c'est le noir qui symbolise la tristesse ? Une chose est sûre, on l'éteint toujours cette fichue lumière, on l'éteint et on se cache encore la tête dans l'oreiller, parce que lui il est toujours là, lui tu peux l'étreindre a l'étouffer il s'en fiche. On éteint mais on ferme encore les yeux, comme si ça allait nous faire arrêter de penser, comme si ça pouvait marcher...
Mais ce n'est ni l'oreiller, ni la couette, ni le lit, et encore moins les souvenirs du passé de sous le lit qui compensera l'absence. Il y aura toujours ce vide et paradoxalement aussi ce trop plein de sentiment au fond de nous, ces cris qui nous assomment de l'intérieur, ces larmes qui restent bloquées, cette boule coincée dans la gorge. Mais le matin revient... Et bien que la nuit fut douloureuse, tu n'attends que ça de ta journée, retrouver ton lit, ton univers, ta sécurité.
En opposition, j'ai oublié de mentionner, pour ne pas détonner dans le sujet, d'autres caractéristiques du lit, mais c'était sans compter le rappel de Manon je cite : "Mais c'est aussi au lit tout est permis ! xD dans tout les sens du terme", et puis il y a les rêves évidemment, mais pour partir sur les rêves il me faudrait carrément plus de place^^ ça sera pour une autre fois!